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Dieu est Amour

Mis à jour : 1 mars 2018

Qu'est-ce que Dieu ?


En réfléchissant à la meilleure manière de vous partager ma compréhension de ce qu'est Dieu, j'ai décidé de vous présenter mes idées en 3 articles, car pour moi, Dieu est une énergie d'amour intelligente. Ainsi ont émergé les articles Dieu est Amour, Dieu est énergie et Dieu est intelligence. Je vous recommande en parallèle la lecture des deux article sur l'ego Qu'est-ce que l'ego ? et L'identification à l'ego engendre la souffrance, qui correspondent à une définition en négatif de Dieu.

Bonne lecture !


DIEU EST AMOUR

« Il y a une force extrêmement puissante pour laquelle, jusqu’à présent, la science n’a pas trouvé d’explication formelle. C’est une force qui inclut et régit toutes les autres et crée même chaque phénomène qui opère dans l’univers, et que nous n’avons pas encore identifiée. Cette force universelle est l’Amour. Lorsque les scientifiques étaient à la recherche d’une théorie unifiée de l’univers, ils ont oublié la plus invisible et la plus puissante de toutes les forces: l’Amour. L’Amour est Lumière, parce qu’il illumine celui qui la donne et celui qui la reçoit. L’Amour est gravité car il permet l’attirance des êtres les uns envers les autres. L’Amour est puissance car il multiplie le meilleur que nous avons en nous-mêmes et permet que l’humanité ne s’éteigne pas dans son égoïsme aveugle. L’Amour se déploie et se révèle. Nous vivons et mourons pour l’Amour. L’Amour est Dieu et Dieu est Amour. Cette force explique tout et donne un sens à la vie. »


Albert Einstein, lettre à sa fille Lieserl (lettre controversée, source introuvable, mais quel beau texte!)

Dieu est amour. C'est ce que ma maman m'a dit un jour. Elle m'a dit qu'à chaque endroit où elle lisait le mot « Dieu », elle mettait le mot AMOUR et tout prenait sens. Merci maman.

Einstein a dit que la seule force de cet univers est l'amour. L'amour que l'on ressent dans son coeur. On le ressent dans son corps, mais aussi au delà. C'est une impression subtile. Un soleil qui brille dans la poitrine. De la lumière. Une énergie qui émane du coeur. En fait, elle n'est pas que dans le coeur. Mais le coeur, la région au centre du corps au niveau de la poitrine semble s'illuminer quand on ressent de l'amour pour quelqu'un, pour un animal, pour la terre entière parfois. C'est un sentiment de don, de générosité, de gratitude.


Je prends conscience que je suis cela. Cet amour, quand il est en moi, je me sens en vie. Je me sens puissante. Je pourrais déplacer des montagnes. J'ai envie de courir, d'embrasser, de serrer fort les gens que j'aime. Je déborde de lumière. Mon corps s'ouvre, se détend. Quand on ressent cela, on est en fait en relation avec Dieu.

Ou plutôt, on se laisse faire l'expérience d'être Dieu. Car cette lumière, cet amour, je le ressens. Mais qui est ce je ? Je suis au monde. J'existe. Etre. Etre amour. Ce n'est pas le « je suis psychologue », « je suis Ava », « je suis une bonne personne ». C'est « je suis ». Je suis là. La présence. Au moment présent. Là. Maintenant. En réalité rien d'autre n'existe que cela. On l'a tous lu, entendu, le présent est tout ce qui existe. Le passé, le futur, ce sont des constructions du mental, de l'ego.

Et là on passe au compliqué. Au conceptuel. Le conceptuel aide la compréhension de ce qui est. Mais l'expérience est la seule chose qui peut nous faire réaliser que nous sommes Dieu. Certains diront « il est dangereux de se prendre pour Dieu ». Non. Oui. Il est dangereux que l'ego se prenne pour Dieu.

Qu'est-ce que l'ego ? Peut-on définir Dieu sans définir l'ego ? Peut-on définir Dieu tout court? On peut essayer. Mais Dieu ne se comprend pas, il s'expérimente. Là est la limite de l'ego, du mental, qui intellectualise, qui ne «ressent» pas. Dieu, c'est ce que je suis vraiment. Une énergie d'amour qui est en moi, en vous, en tout. La conscience. La shiva shakti des hindous, le kanyini des aborigènes d'Australie, le Grand Esprit des amérindiens. La Eywa des Naavi. L'énergie. Le Saint Esprit. La conscience universelle.


De nombreuses personnes ont essayé de le représenter, de l'expliquer. Les religions ont essayé, la plupart ont réussi à transmettre une compréhension parfois par le biais de l'intellect, parfois par une transmission énergétique de l'expérience de Dieu qui conduit à une compréhension intuitive et non intellectuelle. Certains font l'expérience directe d'un amour immense à l'intérieur d'eux. Cet amour, cet être d'amour, c'est notre véritable nature. Sauf que nous sommes dans l'illusion de l'ego, du moi. C'est-à-dire que nous croyons que nous sommes notre corps. Je crois que je suis «Ava», comme si j'existais «en soi». «Inherently» en anglais. Je n'existe pas «en soi». Ava n'existera pas pour toujours. Chaque minute, je change. Ava à 7 ans n'est pas la même qu'Ava à 27 ans.


Et que restera-t-il d'Ava lorsque... elle sera morte ? Pas le corps qu'on appelle Ava. Ava, en tant que personne identifiée à son corps, sera morte. La mort tue l'ego. Le moi. Mais l'énergie d'amour que « je suis » existera toujours.

C'est bien beau tout cela. Mais à quoi cela sert de savoir cela ? D'y croire ? Eh bien, avoir conscience de la différence entre l'ego et l'amour, entre ce que je crois être, l'illusion, et ma vraie nature, c'est ce qui me permet de ne plus souffrir. Si je comprends que je suis bien plus que «Ava», je ne souffre plus. Si je comprends que je suis Amour, je suis Amour. Et quand il y a amour, il n'y a pas de souffrance. Je n'ai plus peur. Je n'ai plus besoin d'être égoïste. Je n'ai plus besoin de me battre pour ma survie.


Si je réalise, profondément, que je ne suis pas « Ava », que je suis une énergie d'amour qui compose l'énergie d'amour qui est la force, le substrat de cet univers, alors j'atteins ce que les bouddhistes appellent l'illumination. Je réalise que je suis la Shiva Shakti des hindous, conscience et énergie. Je réalise le concept bouddhiste de vacuité, «emptiness» en anglais (je comprends parfois mieux les mots anglais). Je suis vide d'une existence inhérente. Ava n'existe pas en soi. Tout est interdépendant, tout est changement. Tout n'est qu'énergie qui se transforme. Tout est AMOUR.

Le bouddha, dans la vie précédant son incarnation en Siddhartha Gautama, qui deviendra le «bouddha» (qui signifie «l'éveillé», nous sommes tous des «bouddha» en potentiel), était un jeune indien. Un jour, il se promenait dans la jungle avec ses deux frères. Ils virent une tigresse blessée, mourante, avec son petit. Cette tigresse avait un choix à faire, deux options : soit mourir de faim avec son petit, soit le manger pour survivre. Devant ce spectacle, les frères coururent chercher de l'aide. Le petit indien, lui, savait qu'elle allait mourir avant qu'ils ne reviennent. Rempli d'amour et compassion, il se donna en nourriture à la tigresse. C'est cet acte d'amour immense, totalement « selfless », dégagé de l'ego, qui le propulsa dans la vie de Siddhartha.

C'est cette histoire qui m'a permis de comprendre le sacrifice du Christ. C'est la compréhension, la réalisation de la vacuité, du fait qu'il n'existe pas en soi, qu'il n'est pas déconnecté du reste de la création, de la vie, qui permet à un être de se laisser mourir, d'être mangé, d'être tué, parce qu'il sait que c'est seulement son ego qui meurt et qu'il le fait par amour pour l'autre ou les autres. Ces personnes, le christ, Bouddha et d'autres, ont appris à respecter les plans de Dieu et à incarner l'amour à chaque instant. Ecouter le murmure de Dieu à l'intérieur de leur coeur et agir en conséquence, et pas en fonction de leur peurs ou de leurs désirs personnels. Il s'agit de laisser l'amour couler à travers soi.

Ce « laisser l'amour couler à travers soi », c'est faire l'expérience de Dieu. C'est être connecté, c'est être amour, c'est être heureux, ici et maintenant. C'est la célèbre phrase de Bouddha «il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin». Réaliser Dieu, c'est ça. C'est, à chaque instant, faire le choix du bonheur.

Sauf que c'est terriblement difficile puisque notre ego revient toujours à la charge pour nous faire peur, nous sortir du moment présent en utilisant l'outil merveilleux qu'est la pensée, le mental, à mauvais escient. Nous avons toutes les peurs liées à des croyances négatives sur notre personne que notre ego à construites depuis que nous sommes nés et qu'il est né, et ces croyances sont parfois tellement ancrées en nous que nous ne voyons même pas que ce sont des croyances et que notre ego est en train de nous maintenir dans la peur. Par exemple, j'ai toujours peur de faire quelque chose, ou de dire, écrire quelque chose et que les gens me rejettent. Se disent «cette fille est inintéressante», ou pire «cette fille est complètement perchée en fait» ou «cette fille écrit vraiment n'importe quoi, je ne vais pas l'engager comme psychologue» (hé oui, ma grande peur). C'est ma blessure de rejet. J'ai souvent eu peur d'être rejetée, qu'on ne m'aime pas (p.s: un article sur les blessures d'âmes sera publié prochainement).

Ces peurs, construites par mon ego au cours de ma vie, m'empêchent d'être amour et de créer mon blog. Mais parce que je me suis tatoué le mot AMOUR sur la nuque (la tête est le siège de l'ego) pour ancrer en moi que l'amour tue l'ego, l'amour est plus fort que la peur et que la mort, je vais quand même publier cet article. Car l'amour en moi, Dieu, me murmure de le faire, car nous avons besoin de nous reconnecter à notre part spirituelle.


Le chemin vers la libération de la souffrance créé par un lien d'amour continu avec Dieu, avec l'amour qui est en moi, n'est pas un chemin toujours facile. Ce chemin, c'est le chemin sur lequel on s'entraîne, chaque jour, à reprendre la maîtrise de notre vie. A ne pas la laisser à notre ego. C'est devenir conscient des choix non-amour que nous faisons, et changer cela vers des choix conscients d'amour envers soi et envers les autres.

Concrètement, il s'agit de reconnaître quand c'est notre ego qui nous fait agir, reconnaître quand c'est lui qui est en train de me faire croire que je suis nulle et qui me fait me sentir mal, et réussir le tour de force qui consiste à dire comme Bouddha « je te vois Mara » (le diable chez les hindous). Voir notre ego agir et à avoir assez d'amour pour nous-mêmes et les autres pour le stopper. Laisser notre état naturel, l'amour, gagner.


Et cela s'apprends par la pratique de la pleine conscience. Apprendre à prendre conscience de ce qu'il se passe en nous. A chaque instant. Comprendre qu'à chaque instant où je ne suis pas heureuse, où je n'ai pas d'énergie, où je ne suis pas en Amour avec moi-même et les autres, c'est que c'est l'ego qui gagne et que j'ai oublié Dieu, que j'ai oublié que je suis amour.

La réalisation de Dieu, de l'amour en nous, se fait à chaque instant. C'est ça Dieu, c'est l'amour en nous.

Tout le processus est un processus de dialogue avec notre ego pour qu'il y croie enfin. Parce qu'il ne suffit pas d'écrire ces lignes, de comprendre intellectuellement que Dieu = amour = énergie de vie intelligente. L'amour se pratique au quotidien, dans chaque geste envers soi et envers les autres. Et plus on est nombreux à pratiquer, plus c'est facile, puisqu'il y a plus d'amour et moins de peur.

Alors, voulez-vous pratiquer l'amour avec moi ?

Je me réjouis de vous rencontrer.

Ava en Vie



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