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Retour au naturel


Photo prise par Camille Seewer


Ecrire, écrire, écrire, me murmure mon âme, vite, vite, vite, vite, les idées fusent, elles ont besoin d'être exprimées, créées, inscrites sur le papier. Ma voix, ma voie veut se faire entendre, elle se fait entendre déjà, parmi les arbres de la vallée, dans la montagne et survolant le lac de joux « ahouuuuuu », j'existe, je suis puissante, je cours, je suis en Vie !



Une plume dans mes cheveux, verte, donnée par une âme qui brille, une âme en paix, une âme éclaireuse. Je voyage, dans les profondeurs de mon âme, à la recherche de réponses, d'indices, de messages. Le monde spirituel m'en donne chaque jour, quelle beauté d'avoir compris, de savoir, d'être connectée à cet au-delà qui me suggère le chemin, la voie de la réalisation de mon être.






Une vision, celle d'un monde robotisé, gris, pesant, et moi, lumineuse, dans l'espace, qui projette mon âme sur l'océan d'étoiles qui me montre la grandeur de cette dernière, qui veut elle, aussi, briller, illuminer. De retour dans notre monde gris, je projette mon âme, telle une structure dorée autour de moi qui vient toucher les structures endormies des robots. Un se réveille, se demande « mais où est mon âme ? » et va la chercher en voyageant. Puis il revient. Il irradie de lumière. Et il modifie la structure des autres endormis, qui se réveillent à leur tour.


La nature, la nature, la nature me murmure mon âme. C'est la clé ! Tu es la nature. Nous hommes blancs civilisés croyons que la nature est à l'extérieur, il nous faut prendre du temps pour daigner mettre une paire de chaussure de marche et aller dans la forêt en croyant que nous allons dans la nature, mais la nature est en tout. Simplement, il est certain, nous l'avons oublié. Tellement, que tout est désordonné. Nous avons perdu notre propre rythme, nous allons vite, vite, vite, trop vite pour que nos corps puissent se reposer et nos coeurs puissent aimer, véritablement, ce qui nous entoure. Arbres, plantes, animaux, autres.


Retour à la nature. Retour au naturel. Arbres. Wild. Force sauvage qui me rappelle à mes instincts, qui me dit : sois simplement toi !


Quand j'étais petite, je jouais aux indiens. Des heures et des heures, perchées dans les arbres, pieds nus, j'étais en connexion avec le « Kanyini » des aborigènes d'Australie, le grand tout.


Les enfants n'ont pas de filtres, ne portent pas de masque.


Hier, en mode contrôlante, j'ai été « bien efficace » : j'ai médité, écrit des mails, fait des recherches, pensé à Ava en Vie et la direction que je prenais, réfléchi à mon atelier d'ecospiritualité, à la conférence d'octobre, écrit à Jeanne Magazine, lu l'offre de la maison d'édition qui me propose de publier mon mémoire (homosexualité et psychanalyse btw), fait les payements, le ménage, la lessive.. etc. etc. Bien qu'efficace, stressée (« mais non, juste efficace »). Si, quand on gère bien le stress, c'est qu'il y a stress. Et la création réalisée à mauvais goût. Elle a le goût du « devoir », car réalisée sans liberté, sans réelle joie, sans détente. Dans le contrôle. {Blessure de trahison / masque du contrôlant}.


C'est par amour qu'il s'agit de faire. D'agir. De créer. Non par obligation. Le masque du contrôlant est tellement valorisé dans notre société qu'on oublie que l'on est pas dans l'amour de soi quand on le porte. Il rend maniaque, on perd notre énergie. On déprime le lendemain, ou 3 semaines après. Réaction purement naturelle du corps qui s'épuise. (Je rappelle que dès que vous repérez le masque, asseyez vous en méditation pour observer et laisser être).


Un enfant ne contrôle pas. Il est NATUREL. Il n'a pas encore été domestiqué {Les 4 accords toltèques}. Il fonctionne de manière organique, non pas robotisée. Une idée lui vient, il la réalise. Dans le présent {Allô moi m'aime}. Guidé par l'âme du monde {Lenoir}. Il est la nature. Il ne s'en distingue pas.


Il est LIBRE.


Cet été, j'ai réalisé un rêve. J'ai dormi dans un tipi. Au village des tipis, au col du Marchaîruz, j'ai rencontré une meute de loups {ceuxdici}, d'une beauté, d'une sagesse, d'un amour qui m'a ramené un bout de mon âme. Ces chamanes, au son du tambour, ont ramené l'enfant en moi, qui part encore se cacher dans les bois trop souvent parce que je lui dis « j'ai des trucs à faire ! ». Cette Ava, m'ont elles-t-dit, dansait. Elle dansait la Vie.


Une petite plume, verte et bleue, pour me rappeler que j'ai le droit d'être NATURELLE. De laisser être. De lâcher prise. De suivre mes en-vies. D'être en Vie.


Et coin du feu, pour la première fois, j'ai chanté...


Avec gratitude,


Ava en Vie




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