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De la psychologie au chamanisme: rêves et visions de ma légende personnelle


La vie m'a conduite à devenir psychologue praticienne en chamanisme.


Il y a eu des rencontres, des expériences, mais surtout des rêves et des visions qui m'ont guidée jusqu'à ce choix. Le choix d'être une intermédiaire entre notre monde occidental et le monde sacré des esprits, le monde spirituel.


Mon envie, par cet article, est de vous livrer un bout de mon chemin. Mon chemin intérieur, celui qui crée le chemin extérieur, le chemin concret.


Je vais vous raconter comment la vie m'a conduite, en traversant la mort et le désespoir, à choisir la Vie, à m'accrocher, me renforcer, puis à marcher, simplement, sur mon chemin de beauté.


Mon message est toujours le même : osez y croire. Osez croire à cette voie intérieure qui vous murmure la route, même si c'est un peu fou, même si c'est différent. Nous sommes quelques uns maintenant à suivre le chemin du coeur, de plus en plus nombreux. N'ayez pas peur de l'écouter, c'est lui qui vous rendra heureux. Pas les autres, pas vos parents, pas la société. C'est votre âme qui vous parle. Et si vous avez l'impression qu'elle ne vous parle pas, je vous invite à vous pencher sur vos rêves et à développer votre capacité de vision. Nous l'avons tous.


Mon but est d'amener chacun à réaliser qu'il est guidé à chaque instant, et que oui, il a déjà des visions, sans s'en rendre compte. J'ai envie de vous accompagner jusqu'au moment où vous saurez discerner la voix de votre coeur, la voie de votre âme. Vous n'avez pas besoin de devenir praticien chaman.e à votre tour (faire des soins à d'autres), sauf si cela vous est murmuré. Vous pouvez simplement utiliser, pour vous, ce chemin de la révélation directe, comme l'appelle Sandra Ingerman, pour créer une vie qui vous rendra heureux.se.


J'espère que les mots qui suivront sauront vous inspirer et vous rapprocher de cette âme merveilleuse qui vit en vous, cette Orenda, cette flamme sacrée, cette étincelle d'amour et de lumière qui ne demande qu'à être écoutée à l'intérieur, et exprimée à l'extérieur. C'est ce que j'ai fait pour devenir ce que mon âme me murmurait. J'ai commencé par écouter à l'intérieur.

Plan de l'article


1. La quête

Un rêve numineux

Sophie meurt : premiers contacts avec l'au-delà

Saint Jacques de Compostelle


2. Initiation au chamanisme

Ma rencontre avec mon animal de pouvoir

Une vision pour la société : réveil des âmes, retour à la danse

La vision et la transe


3. Psychologue praticienne en chamanisme

Jung me dit '' relie ta tête à ton coeur''

La guérison par le pardon

Le travail du rêve : je suis une araignée blanche

La transformation psychochamanique : chanter pour guérir



1. La quête




Un rêve numineux



Tout a commencé avec un rêve. Et un beau. Le plus beau que je n'ai jamais eu, jusqu'ici. «Numinosum». Une résonance tellement forte dans le coeur, une lumière si puissante, une force en moi à mon réveil et lors de l'analyse, chez mon analyste jungienne. Le sentiment d'avoir reçu un message fort, une mission. Ce rêve m'a mise en contact avec ma légende personnelle, j'ai senti, j'ai su que ce rêve marquait une étape cruciale de mon cheminement spirituel.


Je suis une femme brune, aux cheveux courts, enfermée dans une cage. En face de moi, dans une autre cage, se trouve une femme aux longs cheveux blonds. Nous sommes plusieurs prisonniers. Je comprends que nous sommes comme des esclaves. Il y a une horloge, et je comprends que la règle est que, dès que ça sonne, nous devons rentrer dans nos cages. A un moment, cette femme blonde (que je ressens comme une autre version de moi-même), meurt écrasée par la porte de la cage qui se referme sur son ventre et le déchire. Ça me révolte, je me libère. Je sens mes jambes musclées faire des bonds. Je suis forte, je peux me libérer. Je cours. Les autres se révoltent aussi et me suivent. Je leur montre le chemin pour s'enfuir du château. Je dévale des escaliers et me retrouve sur une pelouse (comme devant Poudlard, c.f Harry Potter). Je me mets face au château, face à l'ennemi qui va arriver en face. Soudain, derrière moi, sortant de la forêt, apparaissent des centaines de centaures armés d'arcs gigantesques décorés de plumes magnifiques. Ils les pointent face à l'ennemi. Je suis avec eux et ils sont avec moi.


Je fais ce rêve au moment où je sors de mes études de psychologie, et je suis en recherche d'emploi. Si vous êtes passés par là, vous savez que ces moments de transition, où l'on cherche sa place, sa voie, ne sont pas faciles.

Je viens de rentrer d'Inde où j'ai vécu deux expériences spirituelles fondatrices.

Je vis la première, à l'Ashram d'Amma, je me relie à un amour divin tellement puissant que je déborde littéralement d'énergie. A ce moment, Amma me regarde droit dans les yeux, pendant un long moment, et je comprends qu'elle me « voit » : elle me voit telle que je suis, porteuse d'une spiritualité que je n'assume pas encore, mais qui fait de moi une « petite Amma ». (je décris ce moment dans l'article « Ma rencontre avec Amma »).

La deuxième expérience spirituelle fondatrice, je l'ai vécue au nord de l'Inde, à Dharamsala, lors d'une retraite en silence de 10 jours au centre Tushita. J'ai réellement vécu un moment d'éveil. Ephémère bien sûr. Difficile à reproduire. Mais le fait de l'avoir vécu m'a permis de savoir qu'un tel état existait.

Le fait est que, de retour d'Inde, le retour à la réalité est passablement difficile : j'ai ma vie à construire, et tout semble bouché.


Je suis fortement attachée à l'envie d'être psychologue, d'accompagner les autre sur ce chemin de connaissance de soi, ce chemin vers le bonheur. Parce qu'en vérité, ma réalité n'est pas bonheur du tout. Je suis dans une cage, pressurisée par le timing, par le temps, la compétition, trouver un poste. Je suis dans une cage, comme dans mon rêve. Et c'est ce rêve qui me montre, pour la première fois, que je suis guidée. Je ne suis pas seule. Des êtres magiques sont avec moi. Ils portent des arc et des plumes. Aujourd'hui, je relis ce rêve et souris. Le monde de Harry Potter, qui m'a portée, tellement. Et les plumes des indiens d'Amérique, avec lesquels j'ai grandi toute mon enfance.


Il était temps que je me reconnecte à ce monde magique, ce monde des esprits. Dans ce rêve est contenue toute ma légende personnelle. Il fallait que je sorte de la cage. Et mon rôle, c'est aussi de montrer le chemin aux autres. Je le ressens encore très fort dans mes tripes. Mon rôle, c'est de sortir de cette société pressurisante, où tout le monde obéit, où la majorité de gens ne se sentent pas libres, où l'on a oublié que les esprits sont là pour nous donner de la force et nous guider. Et il revient aux premiers libérés de guider les autres.



Sophie meurt: premiers contacts avec l'au-delà



Je finis par trouver un emploi. Mais je ne m'y sens pas bien. Trop de stress, trop de pression. Celle qu'on me met, celle que je me mets. Dans ce contexte, je n'ai que peu de temps à consacrer aux autres, et notamment à ma sœur Sophie, qui m'inquiète un peu. L'ayant déjà vu traverser deux dépressions graves à la fin de son adolescence, j'ai appris à ne pas essayer de la sauver. Il n'y a qu'elle qui peut se sauver. Je peux être là pour elle, mais je ne peux pas choisir, agir, vivre pour elle. Je dois lui faire confiance.


Mais Sophie se suicide.


Au moment où on m'annonce son décès, je sens une vague d'amour immense dans mon coeur. Elle est là, je la sens. Je pense « elle n'a pas pu faire autrement ».


Je vis, après son décès, des expériences étranges. La veille de l'enterrement, dans une détresse que je ne saurais exprimer par des mots, je me blâme, je me jette des pierres, je me déteste. J'allume une bougie dans un bougeoir qui lui appartenait, avec des petits cerfs (son animal totem) qui tournent au dessus. L'urne qui contient ses cendres est face à moi. Je me souviens exactement de ce que j'ai pensé à ce moment là: « j'aurai dû lui tendre la main, mais maintenant il n'y a même plus de main ». Je me hais. A ce moment précis, le bougeoir s'enflamme. Mais fort. Des immenses flammes, de 12 centimètres (c'est une petite bougie à réchaud).

Je sens que Sophie me parle, j'entends un message. Elle me dit qu'elle ne veut pas que je me blâme. Juste après, je tombe sur la chanson du film Avatar "I see you". Les paroles me touchent droit au coeur:


I see me through your eyes Living new life flying high Your love shines the way into paradise So I offer my life as a sacrifice I live through your love





"Ton amour me montre le chemin du paradis, je vis à travers ton amour, je vis une nouvelle vie". Le corps de Sophie est mort mais pas son âme, je le sais. Et c'est cette chanson que je choisis de chanter à l'enterrement. Et Sophie était là.



Les mois qui suivent le suicide sont éprouvants. Je fais de nombreux rêves, et je me réveille très souvent à 3h du matin, à la fin du rêve, toujours à la même heure, avec la sensation d'une présence qui n'est pas normale, celle de Sophie qui me rassure, heureusement. Un matin, je me réveille et dis avec certitude à ma copine de l'époque « Sophie était là cette nuit ». Elle me dit qu'elle l'a sentie aussi.

Je me souviens de ces deux rêves datant de cette époque.


On était au chalet avec ma famille, ma grande soeur, moi, ma mère et mon père. On était à la table de la salle à manger. Sophie voulait nous parler et c'est comme si elle prenait possession de mon corps ou comme si je lui laissais la place pour s'exprimer à travers moi. Elle disait qu'elle allait bien, qu'on devait continuer à être heureux. Elle voulait prendre ma sœur aînée dans ses bras, c'était mon corps mais c'était elle à travers moi.


Le lendemain de ce rêve, j'écris dans mon journal : « Je me suis réveillée avec une impression de réel incroyable, une sensation corporelle hyper forte. J'étais vraiment très marquée et aussi effrayée par l'idée qu'elle puisse entrer comme ça en moi. Je me suis vraiment demandée si elle pouvait réellement mettre son esprit dans mon corps. »


Voici mon deuxième rêve :


Je suis dans l'appartement où j'ai grandi. Je me demande si Sophie existe vraiment de l'autre côté, je suis perdue. Je lui parle comme ça et tout d'un coup, Sophie apparaît avec des yeux turquoise translucides et très grands, elle est mince avec des cheveux mi-longs. Elle me regarde avec un regard très profond qui dis « Ava, crois ». Je suis bouleversée, j'essaie de lui toucher la main et je vois que je peux la toucher alors je me lève et la prends dans mes bras, on se serre très fort et je lui dis « mais t'existes vraiment » avec une émotion immense. Elle dégage une immense lumière.


Au réveil, j'écris : « Rêve très fort. C'est très intense, hyper réel. Au réveil, je sens encore dans tout mon corps comment je me sentais quand elle était là, c'était super fort. Je sens fort la région de mon coeur. J'ai vraiment l'impression d'avoir été ailleurs, que mon corps était ailleurs. Je sors de ce rêve avec la conviction qu'elle voulait me dire de croire en ce que je crois, d'avoir la foi, comme si elle voulait dire "je suis vraiment de l'autre côté, j'existe toujours et c'est dur de pas être avec toi parce que je t'aime" ».

C'est pendant cette période que je prends conscience qu'il y a quelque chose de différent. Je perçois les choses différemment. Mes rêves ont une texture différente quand elle est là. Elle est vraiment là.

Ce sont mes premiers contacts avec l'esprit de Sophie.


Je finis par aller voir une médium. Il me faut des réponses. Après tous ces rêves, je sens que je dois y aller. Une amie qui a des capacités médiumniques a vu Sophie et me dit qu'elle veut me parler.


Je rencontre Céline Boson-Sommer 3 mois après le décès pour une séance de médiumnité. Sophie est présente, je la sens. Elle nous explique tout. Pourquoi. Comment tout est bien comme ça. Je comprends pourquoi elle a du partir.

La médium m'explique la différence entre les rêves et les songes. Nous sommes visités dans les songes. Je lis un article sur le chamanisme et les rêves. Des esprits autonomes peuvent façonner nos rêves pour nous donner des messages.


A travers la médium, Sophie me dit de partir marcher seule, plusieurs mois, pour apprendre à avoir confiance en moi et en la vie. Me donner la liberté d'être, arrêter de courir comme je le fais. Elle me dit que partir marcher, c'est la ligne la plus droite pour acquérir ce que je dois acquérir dans cette vie, qui est la même leçon qu'elle devait intégrer: s'auto-valider. Se faire confiance. Prendre sa responsabilité, faire des choix. Je tire la carte de la responsabilité. Je ne découvrirai que plus tard ce qu'elle signifie. Tout ce que je sais à ce moment, c'est qu'il est temps de sortir de la cage. Maintenant.



Saint Jacques de Compostelle



Le chemin de Compostelle a été une aventure initiatique qui m'a amenée à comprendre qui Je Suis. Je n'ai jamais autant travaillé sur moi-même, autant compris de choses sur mon fonctionnement, mes blessures, ma manière d'entrer en relation, ce que je voulais faire de ma vie, ma difficulté à faire confiance à mon âme.

Sophie a continué à me guider tout au long de ce voyage. J'apprenais, en parallèle de ma marche, à communiquer avec elle par la technique du channeling (je faisais une formation à distance avec ceux que l'on appelle les Médecins du Ciel, des esprits guérisseurs).

Une thérapeute qui travaille avec ces esprits m'avait dit que j'avais une grande connexion au ciel, depuis toute petite, et la capacité de communiquer avec le monde spirituel. Elle m'avait dit que temps que je n'utiliserais pas cette capacité, ce don de médiumnité, de chamane, autrement dit, je serais malade car je n'exprimais pas ce que j'étais vraiment (je tombais souvent malade, j'avais des problèmes de gorge).


J'avais entendu parler, dans un ouvrage de Marie-Louise Von Franz, grande analyste jungienne, de la maladie initiatique des chaman.e.s. Le ou la chaman.e en devenir est, la plupart du temps, une personne qui est confrontée à beaucoup de souffrances dans la première partie de sa vie. Ainsi, il ou elle est amené.e, par la forces des choses, par la vie (ou le plan divin), à se poser mille et une questions existentielles et à aller chercher à vivre des expériences pour guérir. Ensuite, fort de toute la sagesse accumulée par l'expérience, il ou elle peut prendre sa place dans la société en tant qu'intermédiaire entre le monde physique et le monde spirituel, dans le but d'aider les autres à guérir.

Ainsi, je suis partie pour guérir. Et en fait, sans le savoir, je pratiquais le chamanisme. Par exemple, en pays basque, j'ai ramassé une pierre, et j'ai marché pendant 5 jours en jeûnant en ramenant tous les souvenirs, les rancoeurs, les colères que j'avais à l'encontre de mon entourage. Et je faisais des chants de pardon envers ces personnes. Je demandais pardon, j'offrais mon pardon, je me pardonnais.

Sophie, au bout du 6ème jour de jeûne, m'a rendu visite dans un rêve. Je me souviens qu'elle prenait mon poignet dans ses doigts, il était minuscule. Et pour cause, je pesais à peine 42 kilos. Elle me disait qu'il était temps d'arrêter de jeûner.

J'ai jeté cette pierre à la frontière de la France et de l'Espagne, lors d'une marche interminable de 8 heures sous la pluie. J'avais encore beaucoup à guérir.


Tout au long du chemin, j'ai reçu des messages. Certains dans des rêves, d'autres par des personnes. J'ai rencontré une médium, qui m'a fait un contact avec Sophie. C'était à un moment très dur de deuil où je souffrais tellement de ma blessure d'abandon que j'avais de la peine à faire plus de 10 km par jour. Je me trainais littéralement sur le chemin, en pleurant ma sœur. Elle m'a dit qu'il fallait que je continue, que je contourne les obstacles. Qu'elle était là.


Un jour, j'ai rencontré un homme dans une église. C'était le concierge. Il m'a parlé de Jeanne d'Arc, de comment elle avait été guidée par les esprits pour sauver la France. Il m'a parlé de la petite bergère qui a eu la vision de Marie sur un arbre, que Dieu choisit souvent des intermédiaires qui n'ont pas, de par leur naissance, une voix ou une place importante. Il me regardait en disant cela, et semblait voir en moi « quelque chose ». Il me disait qu'il n'y avait pas de prêtre dans cette église, mais qu'il essayait de venir l'ouvrir le plus souvent possible. Je voyais en lui une capacité à parler et à transmettre sa foi qui auraient fait de lui un excellent prêtre, justement. Il a laissé une trace en moi, par sa gentillesse, sa bienveillance, sa foi. Nous nous comprenions.


Un homme, un jour, sur le bord du chemin, jouait de la guitare. Je me suis arrêtée pour l'écouter. C'était doux et beau. A un moment, il s'est arrêté de jouer et m'a dit « le 23 juin sera un jour important pour toi ». Je l'ai regardé, interloquée. Il a recommencé à jouer. J'ai compris que c'était un message qu'il venait de recevoir du monde spirituel.

Le 23 juin, c'était la fête de la Saint-Jean à Burgos, en Espagne. Il y avait un feu immense, dans lequel j'ai déposé une lettre que j'avais écrite à l'univers, avec mon intention de servir. J'ai fait ce que j'ai appelé un « vœu de bodhisattva », ou autrement dit, j'ai fait le vœu de servir l'amour «pour le bien de toutes les créatures sensibles » sur cette terre, le voeu de marcher vers l'éveil (le terme bodhisattva désigne celui qui choisit d'oeuvrer pour aider les autres êtres sensibles à s'éveiller tout en progressant lui-même vers son propre éveil définitif, qui est celui d'un bouddha . "bouddha" signifie celui qui est éveillé). On m'avait appris ce qu'étaient ces vœux lors de ma retraite en Inde, au centre Tushita. C'était un moment extrêmement puissant, une étape clé de ma vie. Je ne le savais pas encore vraiment, mais j'avais déjà compris comment utiliser la puissance de l'intention dans des rituels. Pour accompagner ma lettre, j'ajoutais un poème, celui de Saint-François d'Assise. Il commence par « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix ».


J'avais déjà en moi cette conviction que je pouvais faire un vœux de bodhisattva en utilisant une prière chrétienne, que ça n'avait aucune espèce d'importance ou de contradiction. Ce qui importe, c'est l'énergie qu'il y a derrière les mots que l'on emploie, et l'énergie mise dans mon rituel, c'était l'énergie de l'amour.

Voici la prière de Saint-François d'Assise:


« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où il y a de la haine, que je mette l’amour. Là où il y a l’offense, que je mette le pardon. Là où il y a la discorde, que je mette l’union. Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité. Là où il y a le doute, que je mette la foi. Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance. Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière. Là où il y a la tristesse, que je mette la joie. Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer, car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à la vie éternelle. »


Une fois, une femme chez qui je logeais m'a dit qu'elle voulait m'emmener chez quelqu'un. Elle n'y emmenait pas tous les pèlerins. Mais là, elle sentait qu'elle devait m'y emmener.

L'homme en question me dit : « tu fais partie des 1 % de la population qui s'éveillent et tu vas être amenée à éveiller les autres. Il faut que tu lises l'ancien secret de la fleur de vie ». Et il me montre le symbole de la fleur de vie. Je n'en reviens pas. Deux jours auparavant, trempée par la pluie, je m'arrêtais dans une église. Une vieille église, petite. Au sol, je vois un symbole étrange, que je reconnais maintenant comme étant celui de la fleur de vie.

Il ajoute : « Ah, tu es encore dans la 3ème dimension en fait. Mais pas pour longtemps ». Je n'y comprends rien. Il me fait me tenir dans un coin de sa pièce, sur un petit promontoire. Lui et mon hôte apposent leurs mains non loin de mon corps, sur mon aura. J'ouvre les yeux. Tout est incroyablement plus lumineux qu'avant. « Tu te transformes ».

Il me dit, en partant, que je vais me heurter aux autres, me sentir différente, parce que je ne serai pas dans la même réalité. « Au bout d'un moment, tu deviendras un miroir. Tu ne feras que renvoyer aux autres ce qu'ils projettent sur toi. Je suis honoré de t'avoir rencontrée ».


J'ai aussi rencontré une personne qui a fait une expérience de mort imminente. Son récit était bouleversant. A moment de sa mort, il avait été amené vers une lumière éblouissante, un amour immense, une présence aimante: Dieu. Il était revenu avec la confiance. Avec la certitude d'être aimé. C'est lui qui m'a suggéré de lire Conversations avec Dieu de Donald Neale Walsh, qui m'a accompagnée sur toute la fin de mon chemin. Il m'a permis de comprendre que j'étais la seule personne responsable de mon bonheur, de créer ma vie. J'avais enfin compris la notion de responsabilité.


J'ai aussi rencontré un homme qui se disait alchimiste. Il avait une petite ''albergue'', en marge des sentiers. Il fallait marcher un bon bout dans la forêt pour l'atteindre. J'avais besoin de réponses.

Cet homme, je l'ai réalisé après, m'a conduite à avoir un premier contact direct avec le chamanisme.

Il m'a fait tirer une carte des « Cartes médecine » de Jamie Sams: le cheval. L'histoire qui accompagnait cette carte racontait celle d'un indien qui partait en quête de l'illumination. Il la trouvait, et venait transmettre sa connaissance à ceux de son peuple. J'ai réalisé il y a quelques jours que j'avais en fait tiré, à ce moment, la carte de mon animal totem. Sans le savoir, sans le comprendre J'ai rencontré mon animal totem bien après lors d'un voyage chamanique, alors que j'avais complètement oublié cette carte.


Voici un extrait du texte accompagnant la carte Médecine du Cheval:


« Toi, marcheur de rêve, (…). En toute humilité, tu sais que tu es un instrument du Grand-Esprit. (…) Avec sagesse, tu comprends que le pouvoir va de pair avec l'engagement, le pouvoir n'est accordé qu'à ceux et celles qui acceptent sereinement de prendre des responsabilités''. Marcheur de rêve, le chaman, avait été guéri par la visite des chevaux sauvages. Il savait que sa visite chez les Araphos avait pour but de partager ses dons avec eux. En intégrant la médecine du Cheval, vous verrez plus clairement comment travailler à obtenir un meilleur équilibre de votre bouclier. Le véritable pouvoir réside dans cette sagesse, saisir l'ensemble de votre cheminement et vous souvenir des sentiers où vous avez voyagé dans les mocassins des autres. Compassion, tendresse, enseignement, amour, partage des dons, talent et habileté vous ouvrirons le chemin du pouvoir. »



Je demande à l'alchimiste : « Est-ce que ça veut dire que je suis invitée à marcher sur le chemin de l'éveil ? ». « Probablement » m'a t-il répondu. Et j'ai continué ma route. Au fond, c'était une simple confirmation de mon voeu de bodhisattva. Par ailleurs, ce n'est que plus tard que j'ai compris réellement la Médecine du Cheval et son enseignement sur le pouvoir, la responsabilité, et l'humilité.


Arrivée à Santiago, je suis restée une semaine à écrire une lettre à mes parents. A leur dire que ma vie n'avait de sens que si je la dédiais à la spiritualité, et que j'allais devenir une sorte de guide spirituelle. J'avais compris que c'était ma légende personnelle. Quoi, comment, aucune idée encore, à part cette image qui revenait sans cesse de moi sur des vidéos youtube. Pourquoi pas après tout ? La mort de Sophie m'avait montré que seule une vie pleine de sens en valait la peine, et c'est ce que j'allais créer pour moi.


Je suis ensuite allée au Finisterre, au bout de la terre, là où il y a la mer. Ce lieu est considéré comme un lieu de rencontre avec le monde spirituel. On dit qu'au loin, on peut deviner la terre où vont les morts. C'est un peu comme dans le Seigneur des Anneaux, où il existe un port d'où partent ceux qui ne veulent plus rester en terre du milieu, ceux qui partent pour les terres immortelles.

Et là, j'ai écris à Sophie. Une lettre, puis une chanson. J'ai brûlé la lettre, pour qu'elle lui soit transmise dans l'au-delà. Je lui ai dit que j'acceptais. Que j'acceptais son choix. Qu'elle avait choisi la mort, et que je choisissais la Vie. Ma chansons disait «Farewell Sister, au revoir ma sœur, I let you go, I let you go, I let you go away ».


Et je lui ai aussi fait une promesse. Celle d'apprendre à communiquer vraiment avec elle. Car j'avais l'intuition que, même si elle n'était plus dans ce monde, elle allait me guider pour cette vie qu'il me restait à créer. Et une vie quelque peu ambitieuse, il faut bien l'avouer.

C'était un moment magique. Elle était là, je la sentais. Fière de moi, fière du chemin parcouru, fière que j'aie traversé la tourmente pour arriver, finalement, à ressentir cette paix.







2. Initiation au chamanisme




Ma rencontre avec mon animal de pouvoir



Après Compostelle, je commence à créer ma vie. Comment être une guide spirituelle ? Guider, c'est enseigner, inspirer, guérir. Un blog, une chaîne youtube, une pratique. Laquelle? Mon intuition me guide vers le chamanisme. Je me renseigne et apprends l'existence de la FSS: Fondation pour les Etudes Chamaniques. C'est là que je découvre la technique du voyage chamanique et les soins chamaniques.


Lors de mon premier stage, je vis une expérience extraordinaire, fondatrice: la rencontre avec mon animal de pouvoir. Voici ce que j'écris alors.


« J'ai du mal à lâcher prise, peur de descendre, accrochage au corps ici et maintenant. Eau, grotte, terrier, je sors, j'appelle, je vois un renard. Non, ce n'est pas lui. Je cours dans la forêt, arbres, clairière, et là viens un magnifique cheval Alezan, aux yeux bruns tellement remplis d'amour et avec une telle force, fierté, liberté dans le regard que je commence à pleurer, tellement cette rencontre est bouleversante. Impression de retrouver un amour d'autrefois, un guide, un protecteur. Je lui caresse l'encolure, il me suggère de monter sur son dos et on part au galop, vite, vite, c'est tellement puissant


Ce moment, cette vision d'Assal, c'est comme cela qu'il s'appelle, restera gravée dans ma mémoire pour toujours. L'énergie de cet esprit est tellement pure, tellement belle, tellement remplie d'amour. Son regard m'a émue jusqu'aux larmes tellement il était puissant. Parce que c'était un amour rempli de force, et d'une soif de liberté, celle dont mon âme a besoin pour se réaliser.

Le mot que je choisirais pour qualifier l'énergie que dégage mon animal de pouvoir est « courage», la force liée à la puissance du coeur. Courage = amour + liberté + force.


Depuis cette rencontre, Assal me guide dans mes choix, pour ma vie, il est là dans chacun de mes voyages chamaniques, c'est lui que j'appelle à l'aide si j'en ressens le besoin, c'est lui qui me reconnecte avec la puissance que me donne mon âme quand je la laisse libre de créer ce qu'elle est inspirée à créer.

Je ne réalise que bien après que c'était la carte du cheval que j'avais tirée chez l'alchimiste, et que ma peluche d'enfance est un cheval prénommé « cheval ».


Ce que Assal m'a transmis sur les animaux de pouvoir et leur fonction est cela :


« L'animal de pouvoir est la représentation animale de notre âme. C'est un archétype, une énergie autonome, qui vient nous rappeler et renforcer cette énergie qui existe en nous mais que nous avons tendance à à oublier. C'est un guide spirituel: il guide notre âme sur le chemin de son évolution. Il nous ressemble, il représente et soutient ce que l'on peut apporter au monde: notre qualité d'âme. C'est lui qui nous aide à renforcer notre pouvoir, à devenir ce que nous sommes. Il diffère des animaux alliés, qui sont des énergies qui nous accompagnent ponctuellement. Ils sont moins proches, plus distincts. L'animal de pouvoir est notre Daemon, notre anima / animus. Notre alter ego instinctif. Ami allié pour la vie, guide, ami de toujours. »








Une vision pour la société: réveil des âmes, retour à la Danse



Poursuivant mon initiation au chamanisme, j'entreprends régulièrement des voyages dans les mondes spirituels. Un jour, lors d'un camp de chamanisme, je reçois une vision particulièrement forte.


« Assal m'emmène vers le haut, par la porte que je connais bien, un tunnel de lumière qui monte du Creux-du-Van. Il monte très, très haut, se transforme en griffon, s'arrête brusquement et me propulse dans une porte cosmique, une sorte de trou noir, et j'atterris dans les étoiles.

Je me déplace comme dans l'eau, c'est génial, je vole. Une étoile vient à moi, entre en moi et m'emmène très vite, loin, on vole.

Je m'arrête. Je me regarde dans le miroir du ciel océan et là mon âme sort, je la projette : plein d'étincelles de lumière d'amour sont dans les étoiles, dans le tout. C'est mon âme. Je commence à danser et je vois mon âme danser. Elle est comme une structure énergétique de forme géométrique autour de moi qui rayonne, qui scintille, qui tourne autour de moi.

Ma vision change : je vois, depuis le haut, une masse d'humains-robots tout gris qui fonctionnent (comme dans les temps modernes de Charlie Chaplin) sans la moindre joie, métro-boulot-dodo, ils font la queue à la machine à café pour recevoir de l'énergie. C'est un monde triste.

Je continue à danser dans les étoiles puis me retrouve dans ce monde gris, toujours à danser en projetant mon âme, avec cette structure qui rayonne autour de moi et qui vient toucher ces humains-robots.

Un de ceux que je touche se révolte, envoie tout valser, fait un voyage chamanique, monte dans les étoiles et retrouve son âme. Ensuite, il redescend dans le monde gris, mais il rayonne et vient toucher de sa structure d'autres humains robots, qui a leur tour « envoient tout valser » (mais plus calmement), et viennent retrouver leur âme. Ainsi de suite, pleins de lumières s'illuminent sur la terre. Chacun, nous nous rejoignons dans la danse dans les étoiles. »


C'est la vision qui me conduit aujourd'hui à oeuvrer avec Ava en Vie. C'est une autre version de mon rêve numineux. Ces visions sont la fondation de mon rêve, de ma légende personnelle, de mon projet de vie.


Lors de ce même camp de chamanisme, nous faisons un voyage pour rencontrer le symbole de notre âme. La vision que j'ai alors me montre le rôle que j'ai à jouer dans ce retour à la danse.


J'ai déjà eu plusieurs informations sur mes vies antérieures, j'en reçois de nouvelles ce jour là. Lorsque je pars en voyage, je commence par me retrouver à nouveau dans les étoiles et je demande « quel est le symbole de mon âme » ? Un symbole, une forme magique qui me renvoie directement à mon âme, c'est un outil puissant.

Les étoiles s'effacent et je me vois dans le corps d'une amérindienne courageuse, elle court dans la forêt avec son arc, et je vois le symbole du soleil, avec beaucoup de force.

La vision change et je me vois porter une robe blanche, je suis un vieux sage avec une barbe blanche, un oracle, un guérisseur, qui fait une danse de guérison. Je me tiens devant une sorte de pyramide, aztèque, avec des escaliers.

J'appelle mon animal de pouvoir car je veux qu'il me montre le symbole, il est temps. Il m'emmène dans la clairière, notre clairière, celle où je l'ai rencontré et là je vois un grand soleil avec un œil, style égyptien, à l'intérieur. Et j'entends « Tu peux voir et illuminer le chemin ».





La vision et la transe


Portée par ces visions, je décide de continuer mon initiation au chamanisme. Cette voie m'appelle, celle de l'expérimentation directe du lien avec les esprits, celle d'un retour à la nature (cf. Article « retour au naturel »).


Je fais plusieurs stages de formations à la Fondation pour les Etudes Chamaniques, où j'apprends la technique du voyage chamanique, où j'apprends à parler avec les esprits de la nature, à travailler avec les rêves. J'apprends également des techniques de soin : l'extraction et le recouvrement d'âme.


Plus qu'un apprentissage, j'expérimente. Je vis ces techniques, et je comprends qu'elles sont extrêmement efficaces.

Je fais des rencontres surprenantes dans les mondes invisibles, je rencontre des esprits qui m'enseignent véritablement des choses, qui m'expliquent ces techniques, et leurs enseignements sont ensuite confirmées par mon enseignant humain, ce qui est assez impressionnant. J'apprends à me familiariser avec le langage symbolique de mes visions, à les comprendre intuitivement. Je comprends que les images que je reçois sont très liées à mon imaginaire propre (souvent Harry Potter, le Roi lion, Pocahontas), car les esprits utilisent les images que je connais déjà pour me transmettre des messages universels. Une petite hindoue recevra une image de Krishna avec sa flûte. Moi je vais voir une indienne qui danse. L'information serait cependant la même, se sentir libre, s'exprimer créativement. C'est un exemple que j'invente. Parfois aussi, c'est simplement mon âme qui parle, pas forcément un esprit extérieur. Mon âme me parle par images lorsque mon ego est trop absorbé par le mental pour écouter simplement par le corps par exemple.

C'est assez impressionnant de commencer à communiquer avec les esprits. Vous recevez des informations, des visions qui vous disent des choses, et ensuite elles se produisent dans le réel. Par exemple, un jour, lors d'un stage, je vois un de mes esprits alliés me mordre la jambe, au niveau du genou. Je me demande ce que cela signifie lorsque l'enseignant nous dit « nous allons faire un voyage de démembrement ». C'est un voyage où les esprits nous dévorent. Ils nous disloquent, nous mangent, pour que nous comprenions que nous sommes bien plus que le corps physique. Pour que nous comprenions de quoi nous sommes composés. C'est du moins comme ça que je comprends ce type de voyage. Et mon allié venait de me le montrer.


Une autre fois, toujours dans l'un de ces stages, un de mes esprits alliés me montre mon foie. Il me dit qu'il y a là une colère immense, qu'il faut que je la laisse sortir, qu'il faut que je sois soignée. Quelques instants après, l'enseignant dit que nous allons faire des soins, dans la soirée, et il demande que les personnes qui sentent qu'elles ont besoin d'un soin lèvent la main. Ma main se lève toute seule. Je sais que je vais vivre quelque chose d'important.


Lorsque j'entre dans la salle, il est minuit. D'autres soins ont été fait avant, je suis la dernière.

Après avoir formulé ma demande, je me lève et m'apprête à danser ma maladie. Je sens une étrange puissance monter en moi. Je sais que le soin que je m'apprête à vivre va me changer.

Les 40 apprentis chaman.e.s commencent à battre leurs tambours dans une salle éclairée par la seule lumière du feu. Je commence à danser. La transe vient, je perds le contact avec ce qui m'entoure. Une violente colère s'empare de moi, et je la laisse venir, car je dois danser ma maladie. Et là, je hurle. Je hurle. Quelque chose que je porte en moi mais qui n'est pas moi est là, dans mon ventre, et je n'en veux plus, je n'en veux plus, enlevez-moi ça! Je finis par m'effondrer sur le sol et les 4 apprentis chaman.e.s commencent leur travail d'extraction.


Le soin est puissant. La transformation qui s'opère est carrément magique, tellement c'est radical. Je ne peux plus faire machine arrière. Le problème que j'avais en lien avec cette colère n'est plus jamais revenu. C'était fini, c'était parti. Je sais maintenant que le chamanisme est extrêmement puissant et que c'est par cette voie que je vais me transformer.


Lors d'un autre stage, nous apprenons à travailler avec la mort, à communiquer avec les défunts. A un moment, l'enseignant nous demande de nous mettre en groupe de 3. Je sais immédiatement que je vais travailler avec ma voisine. Je reçois alors une image intérieure, cette d'un homme, de 70 ans environs. Il veut lui parler. C'est peut-être son père, je me dis (son visage ressemble au sien).

Une minute plus tard, elle se tourne vers moi et me dit « On se met ensemble ? ».


Je dois lui faire un soin, voir si quelqu'un, une entité, est sur elle, et si oui, l'emmener « là haut ». La 3ème personne qui est avec nous dans le groupe commence à battre le tambour. Je sens la transe venir, une transe légère, qui fait que je suis encore dans le monde tangible, tout à fait consciente, mais dans un état de conscience légèrement modifié qui fait que je peux recevoir des informations plus facilement. J'entends un message très précis de cet homme. Il me dit qu'il est son oncle.

Je transmets ce que j'ai reçu à ma « cliente » : je lui décris l'homme et la phrase que j'ai entendue. Elle m'agrippe le poignet et commence à pleurer. Je fais ce que j'ai à faire. Après le soin, elle me dit que ce que je lui ai dit est exactement ce pour quoi elle est venue à ce stage. Elle me dit «l'homme que tu as vu est mon oncle ».

Le chamanisme est entré dans ma vie comme une évidence. Je rencontre mes alliés, les uns après les autres, j'apprends les techniques de soin chamanique, je me rend compte que je me sens à ma place. On me le dit, aussi. « Ava, tu nous guéris avec ta voix, continue sur cette voie ». J'ai promis à Sophie d'apprendre à communiquer avec le monde spirituel. J'ai commencé par le channeling, mais ma voie est bien la voie du chaman. Je le sens.



3. Psychologue praticienne en chamanisme




Jung me dit "relie ta tête à ton coeur''



Vous savez que je suis psychologue de formation. J'ai adoré mes études, mais ma vision du monde a tellement changé depuis que je communique avec les esprits, elle est tellement plus riche depuis mon éveil à la spiritualité que je ne peux envisager de ne pas intégrer cette communication directe dans l'accompagnement que j'aimerais proposer aux personnes en quête de sens dans cette société (ceux qui sont en train d'essayer de sortir de la cage) ! Pour autant, dois-je abandonner la psychologie?


C'est LA question: est-ce pertinent d'allier psychologie et chamanisme? Ne suis-je pas en train de tout compliquer ? On met dit que le chamanisme, c'est pragmatique, simple, presque un peu brut. On enlève, on ramène, et hop c'est bon. Mais moi, j'ai l'impression que l'analyse des symboles rencontrés dans les voyages chamaniques serait extrêmement précieuse. L'analyse jungienne me paraît être un excellent complément, puisque la vision de Jung, qui a été considéré comme un chaman par beaucoup de personnes, est que notre âme nous guide par l'intermédiaire des symboles que l'on rencontre dans les rêves et dans les productions diverses de la psyché (l'art notamment, mais également du coup, les rêves éveillés ou les visions chamaniques). Par ailleurs, utiliser la parole pour intégrer la transformation de l'âme au niveau de l'ego me semble pertinent.


Je pars en voyage chamanique pour recevoir une guidance.


« Assal me dit qu'il emmène parler à Jung. Quoi, moi, parler directement à JUNG ? J'ai peur de ne pas en être digne. Assal me dit que c'est du narcissisme négatif. C'est vrai, reconnais-je. On y va. On passe par une grotte et j'entends « on passe par l'ombre pour pouvoir monter vers la lumière ». C'est un clin d'oeil du vieux Jung; seul quelqu'un qui a été voir dans l'ombre peut passer par cette porte.

Je me retrouve en haut de la tour d'astronomie de Poudlard (brève vision de Harry et Dumbledore qui me montre que la relation entre Jung et moi est du même ordre, celle du sage et de son élève). Jung me souhaite la bienvenue et me dit « Merci de ton engagement envers moi et envers la vie ». Il m'invite à regarder dans son télescope. Il me dit « viens voir, viens voir la ceinture d'Orion ». Je regarde et vois en effet, le bonhomme que forme la constellation d'Orion.


« C'est une ceinture entre le haut et le bas, le cérébral et l'instinct, le spirituel et le païen, le psy et le chamanisme. Tu es là pour desserrer cette ceinture ou plutôt pour créer des ponts entre le haut et le bas. Des ponts, des ponts ! »

Il se met alors à danser comme un « sauvage » et en une seconde on descend de la tour d'astronomie pour arriver sur la pelouse (par un toboggan rouge), l'herbe se transforme en boue, Jung enlève son costume et ses lunettes, rajeunit, ses cheveux deviennent noirs, il se transforme en un indien qui danse. Il me dit «danse avec moi », il me montre son coeur et me dit « relie ta tête à ton coeur. Les occidentaux ont besoin de relier leur cerveau à leur coeur, leur mental à leur âme ». Je me lâche et danse comme jamais.

Soudain, nous sommes de retour en haut de la tour d'astronomie. « Tout cela était-il un rêve ? » je demande. « Oui, mais n'en est-il pas moins réel ? ». Il me dit qu'il m'a transmis ce que je devais savoir et voir, et que je peux redescendre maintenant.



Cette vision a été extrêmement importante pour moi.


J'y ai reçu un message clair : relier sa tête à son coeur et à son corps. C'est ce dont le peuple blanc a besoin, c'est ce dont j'ai besoin. Nous avons besoin de nous relier à la vision du coeur. On dit que le peuple rouge est celui qui est relié au coeur, et les enseignements chamaniques nous apprennent cela.


Je décide donc d'être cet intermédiaire, entre le monde des blancs et le monde des rouges, entre la science de l'esprit et la science du coeur. En tant qu'enfant indigo, je sens que j'ai une tâche, difficile certes, mais nécessaire, celle de transformer la société dans laquelle je vis.


J'ai encore très récemment reçu un patient qui était totalement coupé de son corps et de ses ressentis réels. Toujours à rationaliser ce qui lui arrivait. Lorsque j'ai demandé la guidance des esprits, j'ai vu la ceinture d'Orion et j'ai compris que mon rôle était de le relier à son corps, et donc à son coeur.


Le chemin de la tête au coeur, c'est le chemin qui permettra à notre société de s'apaiser, de se reconnecter à son intuition, de se reconnecter à la nature. C'est ce qui permettra que nous arrêtions de nous détruire les uns les autres, de détruire notre écosystème. Et le chamanisme nous amène cela: il nous apprend à lâcher le contrôle pour nous relier à notre intuition. Me définir comme psychologue praticienne en chamanisme signe pour moi le choix de cette place d'intermédiaire entre le rationnel et l'intuition.




La guérison par le pardon



Malgré les expériences fortes et belles que je faisais du chamanisme, une peur restait ancrée en moi. Celle d'être malmenée si j'osais dire. Si j'osais parler. On m'a montré que la source de la peur était une vie antérieur, où j'ai été brûlée sur un bûcher.

Sorcière.


On me parle d'un travail de pardon à faire. Un travail de pardon envers les hommes, envers le masculin, envers ceux qui ont brûlé la femme reliée à son pouvoir, la sorcière, la guérisseuse intuitive, car ils en ont eu peur. Je l'ai fait en écrivant une lettre. Une lettre aux hommes du monde. Je l'ai fait par la suite, avec de nombreuses patientes, de différentes manières, avec des rituels dans la nature notamment. Nous sommes en effet nombreuses à avoir péri sur les bûchers et nous sommes celles aujourd'hui qui amenons l'éveil des consciences.

Ma vision était claire. Ils m'ont dit « Tu as peur, c'est normal, c'est en lien avec cette vie antérieure. Mais pardonne et comprends que si tes intentions sont amour, l'énergie que tu utilises pour soigner les gens est bénéfique. N'aie pas peur d'être ce que tu es. Tu es une chamane ».




Mais après cela, il y avait encore quelque chose qui coinçait.


J'avais compris mon rôle, le maillon de la chaîne où je me trouvais, j'avais cependant du mal à passer à la pratique. J'étais nostalgique, je rêvais de grands espaces, de vivre dans la forêt, comme une indienne. Etre tranquille, et « laisser ces pourris de blancs se débrouiller seuls avec la m**** qu'ils ont créée ». Ouh. Je percevais soudain une immense colère envers les blancs.


J'ai demandé conseil à mes guides spirituels. Et là, j'ai vu. J'ai vu la vie où j'étais amérindienne.


J'étais l'apprentie de l'homme-médecine, du chaman, de mon village. Nous sommes partis dans les montagnes pour qu'ils me transmette ses enseignements. J'ai compris plus tard qu'il s'agissait d'une quête de vision. Quand nous sommes revenus au village, tout le monde était mort, y compris l'homme que j'aimais. Les blancs les avaient massacrés. Quelle haine j'ai ressenti dans mon coeur lorsque j'ai vu ces images. C'est comme cela que j'ai su que c'était vrai. Si ces images avaient été des constructions de mon mental, je n'aurais rien ressenti. Mais quelle haine, véritablement.



Les esprits, mes guides, m'ont alors inspiré le premier rituel de pardon que j'ai fait consciemment. J'en avais fait beaucoup durant Compostelle, mais sans vraiment réaliser le travail de nettoyage et de transformation énergétique que je faisais. Là, ils m'ont montré. Une de mes alliée m'a montré. Aller crier sa colère, la laisser sortir, l'extraire. Puis laisser partir dans la rivière la rancoeur. Puis faire un cadeau à l'âme de ceux à qui je devais demander pardon. Pardonner. Et demander pardon.


C'est ainsi que j'ai commencé à faire des rituels, qui sont une autre manière de se soigner, de transformer l'énergie à l'intérieur de nous. J'en propose très régulièrement aujourd'hui à mes patients, et cela leur fait un bien fou, comme ça m'a fait un bien fou, à moi, lorsque je me suis libérée de ce karma.

J'étais donc prête à accepter mon incarnation de femme blanche. J'aimais désormais ce peuple blanc, qui est le mien. Je décidais aujourd'hui de prendre soin de lui, de nous. Je comprenais aussi que ma colère m'avait aveuglé et avait tracé des frontières entre les peuples qui en fait sont un seul peuple. Mais quand l'ego est blessé, il n'est guère à l'écoute. Il faut donc le laisser s'exprimer, et le cajoler comme un enfant. Ensuite il est capable d'écouter.






Le travail du rêve : je suis une araignée blanche



Ava en Vie White Spider. Cela pourrait être mon nom indien. Ces noms qui sont donnés en lien avec une expérience ou une vision.

J'ai reçu beaucoup de visions depuis que Sophie est décédée. Celles que j'ai choisi de partager avec vous sont les plus marquantes, celles qui ont été décisives dans mon parcours, dans la réalisation de ma légende personnelle.


La légende personnelle, ce grand rêve. Nous sommes les créateurs de notre légende personnelle, même si elle nous est inspirée par le monde de l'esprit, par Dieu. Pour la réaliser, il y a 3 types de travail psychique à effectuer : le travail du rêve, le travail du jeu et le travail du deuil (Winnicott). J'ai appris cela en cours d'introduction à la psychanalyse, alors que j'étais étudiante à l'université de Lausanne.


Rêver est le premier travail. Il s'agit de rêver sa vie, de l'imaginer, de travailler en lien avec les esprits, de recevoir des visions. La quête de vision est un rituel amérindien qui sert à cela : recevoir une guidance du Grand Esprit, Wakan Tanka, de Dieu.


Ensuite, il y a le travail du jeu. On essaie. On expérimente. On se lance, d'abord on parle de notre rêve, on le met en forme, puis on agit. On fait marcher la machine à créer : recevoir une idée, mettre en forme par la pensée puis par l'action.


Et finalement, le travail du deuil. Puisque tout est changement, on essaie et puis on se rend compte que ceci ou cela n'est finalement pas le meilleur moyen de réaliser notre rêve, de porter notre message. Alors on arrête. Et ce n'est pas un échec, c'est un apprentissage. On fait le deuil de quelque chose qui a été créé, joué, pour mettre en forme notre Rêve, et puis quand ce n'est plus aligné avec ce que l'on est devenu, on en fait le deuil.


Le travail du deuil est difficile au début (du moins il l'a été pour moi, en lien avec ma blessure d'abandon). On a peur de lâcher les choses du passé, de dire au revoir. Mais c'est en fait un travail de renaissance. Une fois que l'on a saisit cela, on peut devenir un créateur libre de notre vie.


Le travail du jeu fait peur aussi. Est-ce que j'ose essayer de FAIRE quelque chose vraiment ? Va-t-on rire de moi ? Vais-je me tromper ? La vie est un jeu. Une grande place de jeu qui nous permet d'expérimenter et de nous transformer.


Le travail du rêve peut également être effrayant. Il ne m'a jamais fait peur puisque j'étais connectée au ciel depuis toute petite. Mais pour certains, se fier à leur intuition et à leurs images intérieures est extrêmement difficile. Il faut lâcher prise, accepter que quelque chose de plus grand nous guide.


Si on devient des rêveurs conscients, alors notre vie nous appartient. A nous la liberté et la responsabilité de créer ce que l'on veut pour le monde.

Ainsi, j'étais un jour dans un séminaire chamanique. Nous travaillions sur les rêves et donc sur ce fameux travail du rêve dont je parle ci-dessus. Nous sommes allés à la rencontre d'un « esprit allié spécialiste des rêves » que j'appellerai aujourd'hui plutôt « allié du travail du rêve ». Là, au sein de mon voyage, je fais une rencontre à la fois magique et effrayante.


Je pars en voyage et je me retrouve face à une grotte. Je perçois déjà que quelque chose de monstrueux y vit, et je ne veux pas y aller. Je continue ma route jusqu'à un village amérindien, mais on me remballe et on me dit d'aller dans la grotte. Comme quoi, quand on doit rencontrer un esprit, on ne peut pas y échapper.

Je rentre dans la grotte et je me retrouve face à une immense araignée, du genre de l'araignée du Seigneur de Anneaux (l'angoisse totale). « Je suis le tremendum » me dit-elle. L'ombre. Devant la grotte, de l'eau, une cascade. Elle passe dans l'eau et se transforme en fée. « Je suis le numinosum». Le numineux, la lumière.





Au fil du séminaire, l'araignée m'enseigne ce qu'est le travail du rêve, comment aller contacter mon grand rêve dans le monde du rêve. Le rêve, c'est de la création pure : grâce à l'énergie qu'on utilise en rêvant, on crée sa réalité, sa vie. Elle me montre l'accès à la porte du rêve, qui ressemble étrangement à ce voyage dans les étoiles que j'avais fait pour rencontrer mon âme. Elle me montre que dans les étoiles, il y a les fils de vie, et que je peux aller toucher la substance de ces fils pour connaître ma destinée. Je zoome sur mon fil et j'entends que mon rêve est d' «éveiller, dans le coeur de chacun, le courage d'être soi et de rayonner l'amour ». Ma grand-mère récemment décédée me dit que tout ce dont j'avais besoin pour réussir ma mission, c'était la foi. Elle avait une grande foi, et m'en a fait cadeau lors de ce voyage.


A un moment du séminaire, l'araignée me donne cet enseignement sur les origines :

« Au début, il y avait l'énergie et la conscience. Puis, la grande araignée cosmique se mit à unir énergie et conscience dans son fil, avec lequel elle tisse des vies. Les fils sont des vies. Elle crée la vie, puis la détruit, en coupant les fils. Elle reprend les filaments dans son abdomen où elle les fusionne et les tisse à nouveau ».


Peu après, je sens que je dois questionner cette alliée double. J'ai quatre visions, à la suite :


L'araignée me montre mon coeur et mon dessin de l'article « Dieu est Amour ». C'est ça que je dois faire : rayonner et incarner l'Amour (Shakti, énergie).

La fée me montre l'eau. Elle me rappelle que l'on m'a déjà dit plusieurs fois que je pouvais travailler avec l'énergie de l'eau. L'eau, c'est la conscience. Il faut arroser. Je peux amener la conscience chez les gens (Shiva, conscience).

« Le haut est le bas. Le noir est le blanc. Dans le tremendum, il y a le numinosum, dans le numinosum, il y a le tremendum. ». Il faut unifier les deux. Je suis là pour accepter que le tremedum est le numineux. Je dois le comprendre pour moi et le transmettre ensuite. L'araignée et la fée, le terrestre et le céleste, la matière et l'esprit. Je fais le lien. « May we be at ease in muddy waters » a dit le bouddha. Puissions -nous être à l'aise dans les eaux boueuses.

L'araignée et la fée fusionnent. La fée dans l'araignée, l'araignée devient blanche.


Aime les émotions négatives, aime la souffrance, dans le sens que ce qui tire vers le bas tire vers le haut. C'est le même message que j'ai reçu quand j'ai fusionné avec l'araignée. Je peux transmettre cela, parler de la psychopathologie, de la souffrance, ne pas en avoir peur. C'est ma place de parler de l'ombre pour l'amener à la lumière. Mon travail, c'est de guérir les blessures d'âme.

Ensuite, j'ai fusionné avec elle. C'était incroyable. Une de mes plus fortes transes. Je célébrais.

Je suis une araignée blanche.


J'aimerais m'arrêter là mais je ne peux m'empêcher d'ajouter les deux anecdotes suivantes.

Alors que j'écris cet article, je suis tombée sur un voyage chamanique que j'avais fait six mois avant de rencontrer consciemment cette alliée du travail du rêve, et que j'avais complètement oublié avant d'écrire cet article. Voilà ce que j'écrivais alors :


Araignée et fée. Elles dansaient et ont tiré des filaments de leur poitrine et se sont changées en énergies. Energie noire et dorée, grande boule, entrée dans mon coeur. Nous sommes des représentations, des archétypes, des énergies qui sont en toi. Nous sommes des outils. Main gauche, pince d'araignée noire pour couper, séparer le superflu, ce qui n'a plus de raison d'être. Main droite, boule d'énergie et d'amour en toi, tu donnes à manger au bon loup, aux vertus. 2 outils, c'est le travail de la vie. Vishnou le préservateur et Shiva le destructeur. C'est le travail de la vie. Aimer et mourir. Se transformer. Image de moi devant un lac qui fait ce travail de transformation.


Autre anecdote, un mois après ce travail sur le rêve, je tombe sur un calendrier Maya qui dit la destinée selon le jour et l'heure de naissance.

Voici le mien, kin 180, soleil jaune spectral.


« Je dissous afin d'illuminer, libérant la vie. Je scelle la matrice du feu universel avec la tonalité spectrale de la libération. Je suis guidée par mon propre pouvoir doublé. Je suis un kin polaire. Je transporte le spectre galactique jaune. »


Je ne connais absolument rien de ce calendrier Maya, et je n'ai pas cherché à en savoir plus. Cela est juste venu confirmer ce que j'avais reçu par mon alliée : le processus par lequel je fais briller ma lumière de soleil jaune (Ava en Vie), c'est par la dissolution de l'ombre en lumière, par la mise en lumière de l'ombre (« je dissous afin d'illuminer, libérant la vie »).


Telle est ma mission, célébrer la vie en dissolvant ce qui l'empêche.





La transformation psychochamanique: chanter pour guérir



Ainsi, je me suis mise en marche. A partir d'un rêve numineux, puis, au fil des visions, j'ai créé ma légende personnelle. Rêve, jeu, deuil. Tentatives, échecs, deuils. Rencontres, inspirations, partages. A chaque expérience, j'ai affiné, ré-orienté, choisis mon rêve et je l'ai manifesté dans la matière.


J'ai crée la transformation psychochamanique (que je définis en détails dans cet article : la transformation psychochamanique, une voie d'éveil à la vie). Aujourd'hui, je vis de ma vocation, qui est d'accompagner des chercheurs spirituels vers l'éveil, vers la libération de la souffrance.


Araignée blanche, j'aide à mettre l'ombre en lumière. Je suis l'avocate de votre âme. Je l'aide à se faire entendre, j'écoute ses messages pour vous jusqu'à ce que vous puissiez les entendre seuls. Je vous soutiens dans ce processus d'éveil qui est loin d'être facile, mais qui mène au bonheur.


Et je chante, pour guérir. Je porte la vie dans ma voix, j'extrais les énergies de l'ombre avec elle aussi. Lorsque mon enseignant m'a dit un jour « tu nous as tous guéris avec ta voix », j'ai su qu'elle serait mon outil principal. C'est elle qui me permet de vous ramener les fragments perdus de votre âme, ceux qui vous manquent pour que vous puissiez prendre votre place, humblement.


Chanter, c'est oser être soi. C'est apporter sa lumière au monde.

Alors, je chante.


Je suis psychologue praticienne en chamanisme, et c'est cela, ma légende personnelle. C'est ce qui m'a toujours été murmuré de devenir. Et je suis heureuse.


La transformation psychochamanique, c'est la voie que j'ai créée pour me guérir moi-même. Avec les connaissances que j'ai acquises de diverses expériences, avec mes études en psychologie, avec les livres que j'ai lus, avec la compréhension intuitive que j'ai de la vie, de l'énergie, des blocages émotionnels, des blessures de l'âme et les croyances limitantes associées à ces karmas. Par ma compréhension de la manière dont on peut transformer l'énergie, par les rituels, par l'intention, par la voix. Par mon initiation et ma pratique du chamanisme et des techniques de soin que sont les extractions et le recouvrement d'âme.


Par la Vie, cette manière de me transformer m'a été inspirée. Et j'ai été guérie.


Et j'ai retrouvé Sophie.


Elle est là.


Elle continue à me transmettre des messages dans mes rêves. Je la rencontre dans mes voyages chamaniques. Je parle avec elle par channeling. Je ne doute plus de son existence dans l'au-delà, c'est une certitude pour moi. Elle est là et nous travaillons ensemble à transmettre ce message: la vie après la mort est une réalité car nous sommes des êtres spirituels.


J'espère de tout mon coeur que cet article vous aura inspiré à réaliser votre rêve, à vivre votre légende personnelle.


Sachez que nous sommes tous capables de communiquer avec les esprits qui nous guident. La plupart d'entre vous le font sans même en avoir conscience. D'autres, à cause de leurs blessures d'âme, se privent de cette guidance. Autorisez-vous à vous y relier, et si vous avez besoin d'aide, "demandez et vous recevrez" (c'est Jésus qui l'a dit !).


Je vous souhaite d'apprendre à rêver, à jouer, à travailler avec la mort et le deuil. Oser être qui vous êtes. Vous l'êtes déjà.


Et surtout, surtout, choisissez la Vie. Elle est tellement belle une fois que l'on a commencé à se relier à son coeur. Vraiment. Et ça ne fait qu'augmenter. Plus on avance, plus on recouvre son âme, plus l'expérience de la vie devient l'expérience de l'amour.



Existe-t-il une plus belle expérience que celle de l'amour ?




Ava en Vie



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